Un jeune homme trop gros

  • 10 — 20.03.2022

Jean-Louis Johannides & Vincent Hänni, texte Eugène Savitzkaya

Visuel illustratif
© DR
Jeu 10 - 20h30
Ven 11 - 20h30
Sam 12 - 20h30
Dim 13 - 17h
Mar 15 - 19h
Mer 16 - 20h30
Jeu 17 - 19h
Ven 18 - 19h
Sam 19 - 19h
Dim 20 - 17h

«Il deviendra chanteur comme certains deviennent prêtres.» Raconter l’existence météorique d’Elvis Presley sans jamais dire son nom, sonder cette vie saturée de foudre et de solitude, affabuler le réel au point de le rendre plus réaliste: voilà le projet de la biographie iconoclaste d’Eugène Savitzkaya, Un jeune homme trop gros (1978). Passé virtuose dans l’art de dire à travers les grands textes, Jean-Louis Johannides s’empare du roman et endosse le costume du King. Dans la salle jonchée de matelas, poufs et coussins promettant un nirvana de confort, le destin d’Elvis prend une envergure folle. Vincent Hänni (The Young Gods) cuisine un swing sonique, Thierry Simonot ouvre d’hallucinantes perspectives sonores. On aimerait prendre le King par la main, il nous échappe. Touchant et fulgurant.

Pour aller plus loin avec Savitzkaya et profiter du dispositif, une lecture augmentée de Fraudeur (2015) sera dite certains soirs à l’issue de la représentation. Olivier Estopey, sculpteur, y apportera son geste graphique en proposant de nouvelles perspectives projetées dans l’espace.

Univers sonore Vincent Hänni et Thierry Simonot

Espace graphique Olivier Estoppey

Jeu Jean-Louis Johannides

Lumière Luc Gendroz

Scénographie et maquette Benoît Renaudin

Vidéo Gabriel Bonnefoy