Le Paradoxe de John
- jeu 03 Déc 19 h 00
- ven 04 Déc 20 h 00
- sam 05 Déc 19 h 00
- dim 06 Déc 17 h 00
Le Paradoxe de John fait écho à une pièce de Philippe Quesne datant de 2007. Ce spectacle, L’Effet de Serge, campait un être solitaire qui, dans le huis-clos de son appartement, présentait des spectacles-miniatures à ses proches tous les dimanche après-midi. L’effet comique allait de pair avec la mélancolie charriée par l’inventeur.
Les murs, la porte et la baie vitrée de Serge sont réinvestis pour John. Ce décor naturaliste et rudimentaire renvoie cette fois à l’esthétique de la galerie d’art. Voici le nouveau cadre offert aux péripéties inédites d’un groupe de cinq énergumènes. Serge a légué son appartement à Annie qui en a fait un atelier-espace d’exposition, dans lequel des artistes sont invité·es à créer à partir de rien ou presque. Avec tout le sérieux et la fantaisie que requiert un tel exercice, les cinq performereuses testent différentes formes artistiques contemporaines.
Ensemble, ielles composent une œuvre polyphonique atypique faite de tableaux vivants porteurs d’une poésie visuelle décalée propice à l’apparition de métamondes absurdes.
Dans un intérieur devenu cabinet de curiosités, en tirant les ficelles du théâtre d’objets, les esthètes s’affairent dans une atmosphère postapocalyptique pour créer une succession de courts numéros corporels. Un effet d’étrangeté proche du rêve nous gagne. Les dames s’enroulent dans le linoléum tels des vers de terre géants, des formes coniques recouvertes de couvertures grises respirent comme des monstres de feutrine. La frontière entre animé et inanimé s’efface tant les objets semblent vivants. Les matières glissent, lisses ou rugueuses, la mousse expansive s’exprime, la crème Chantilly se solidifie sur des airs de John Cage.
Le Paradoxe de John est un joyau de divertissement créatif formellement impeccable. Il interroge avec un second degré redoutable la place de l’art dans le quotidien.
Aux multiples inventions plastiques et musicales qui jaillissent sur scène répondent les poèmes lunaires de Laura Vazquez. « Quand on souffre de l’obsession des questions / de la volonté d’explication du monde / l’espace qui nous entoure subit des dommages / alors il faut le soigner à l’aide de chansons de notes / de postillons dans l’atmosphère».
Le spectacle « Le Paradoxe de John » est un spectacle plein d’imagination.
Dans ce spectacle, 5 personnes utilisent des objets de tous les jours pour faire des petits spectacles.
Un objet est par exemple une chaise ou un stylo.
Le spectacle se passe dans un atelier.
Étape par étape cet atelier devient une galerie d’art.
Dans cet atelier:
• des objets bougent,
• des objets semblent prendre vie,
• des créatures étranges apparaissent.
Le spectacle fait regarder autrement les objets qui nous entourent.
Ce spectacle mélange:
• humour,
• poésie,
• fantaisie.
| Conception, mise en scène & scénographie | Philippe Quesne |
| Avec | Isabelle Angotti, Céleste Brunnquell, Marc Susini, Veronika Vasilyeva-Rije |
| Textes originaux | Laura Vazquez |
| Costumes | Anna Carraud |
| Régie | François Boulet, Marc Chevillon |
| Production | Alice Merer |
| Production | Vivarium Studio |
Coproduction: La Commune – Centre dramatique national d'Aubervilliers, Festival d'Automne à Paris, Théâtre de la Bastille, Théâtre Garonne scène européenne – Toulouse, Maillon Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, Maison Saint-Gervais – Genève, Kampnagel Hamburg.
Avec le soutien de la Région Île-de-France.
La compagnie est conventionnée par le ministère de la Culture - DRAC Île-de-France.
Pour la représentation du 6 décembre 2026
Navette gratuite aller-retour vers Lausanne – Genève
Tarif préférenciel pour les abonné·e·s du Théâtre de Vidy Lausanne
Après une formation d’arts plastiques à l’Ecole Estienne et aux Arts décoratifs de Paris, Philippe Quesne travaille comme scénographe durant une dizaine d’années, pour le théâtre, l’opéra, ou des expositions d’art contemporain. En 2003, il crée la compagnie Vivarium Studio et signe des spectacles dans lesquels la scénographie est envisagée comme un écosysteme dans lequel il plonge ses interprètes. Ses pièces forment un répertoire qui tourne depuis des années, dans le monde entier. Entre 2014 et 2020, il dirige le cdn Nanterre-Amandiers, où il a créé Le Théâtre des négociations, une simulation de la conférence mondiale climatique. Il a été le directeur artistique de la Ménagerie de Verre à Paris de 2022 à 2025, où il programmait le Festival Les Inaccoutumés, dédié à la danse et à la performance.
Le Paradoxe de John - Philippe Quesne
Conception, mise en scène et scénographie Philippe Quesne
Avec Isabelle Angotti, Céleste Brunnquell, Marc Susini et Veronika Vasilyeva-Rije
Textes originaux Laura Vazquez
Costumes Anna Carraud
Collaboration technique François Boulet, Marc Chevillon
Production Alice Merer / Vivarium Studio
Coproduction La Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers, Théâtre de la Bastille, Festival d’Automne à Paris, Théâtre Garonne scène européenne – Toulouse, Maillon Théâtre de Strasbourg – scène européenne, Maison Saint-Gervais – Genève, Kampnagel – Hamburg. Avec le soutien de la Région Île-de-France.
La compagnie est conventionnée par le ministère de la Culture – DRAC Île-de-France
Le Paradoxe de John est présenté en coréalisation avec le Festival d’Automne à Paris.