Radio Dojo
Au Centre Espoir de Genève, Caroline Bernard et son équipe ont installé un « radio-dojo » : un plateau radio et des tatamis où le corps, la voix et la confiance viennent se libérer par la pratique.
Dans cette performance, Belkacem, le samouraï social, habite le lieu et ouvre cet espace le temps d’une rencontre artistique entre arts martiaux, récits de soi et paroles collectées in situ.
Adolescent, Belkacem perd la vue pendant plusieurs années et apprend alors les arts-martiaux, jusqu’à devenir troisième dan de judo , quatrième dan de jujitsu brésilien, cinquième dan de kosen judo, mais encore neuvième dan de goshin jujitsu. Sa vie balisée de balles perdues, l’amène à travailler avec les sans-abris atteints de troubles psychiques.
Dans l’apprentissage des arts-martiaux, les partenaires prennent tour à tour le rôle de tori et uke. Tori est celui qui exécute l’exercice, qui fait l’action, et uke est celui qui subit l’exercice. Chacun et chacune devenant tour à tour, tori et uke selon un principe d’entraide mutuelle. Il faut être deux pour apprendre les arts-martiaux. Ainsi, dans une société où chaque individu est renvoyé en solo à son mal-être, voire son diagnostic, Belkacem choisit de transmettre son art aux personnes psychiatrisées afin de les soutenir dans leur rétablissement. Sur le tatami, des duos se forment le temps d’un exercice, les corps se redressent – on respire profondément. On va mieux.
Ce spectacle s’appelle « Radio Dojo ».
Le Dojo est un lieu d’entrainement pour les arts martiaux.
Les arts martiaux se pratiquent sur un tatami.
Un tatami est un tapis en paille japonais.
Dans ce spectacle il y a 4 personnes.
Dans ce spectacle, il y a:
• des témoignages qui passent à la radio,
• de la musique,
• des moments ou des personnes font des arts martiaux.
Au centre du spectacle, il y a un homme.
Cet homme s’appelle Belkacem.
Quand Belkacem était adolescent,
il a perdu la vue pendant plusieurs années.
Les arts martiaux ont aidé Belkacem à reprendre confiance en lui.
Aujourd’hui, il transmet ce qu’il a appris à d’autres personnes.
Le spectacle raconte des parcours de vie parfois difficiles.
Le spectacle montre comment l’entraide et la confiance aident à avancer dans la vie.
« Radio-Dojo » se joue au Centre Espoir à Genève.
Le Centre Espoir accompagne les pensionnaires dans des projets:
• De vie et de bien-être,
• De santé.
| Conception dispositif, lumière, scénographie | Caroline Bernard, Corentin Laplanche Tsutsui, Louise Mutrel |
| Écriture, | Caroline Bernard, Alexandra Nivon, Pauline Rhenter, Belkacem Benaoumeur, Saïd Mezamigni |
| Performeureuses | Pauline Rhenter Belkacem Benaoumeur, Saïd Mezamigni et invités |
| Création son | Toco Vervisch |
| Administration | David Matthey-Doret |
| Production | Cie Chemins de traverse |
Coproductions: Théâtre Saint-Gervais Genève, Théâtre Vidy-Lausanne, Bonlieu Scène Nationale Annecy, Malraux scène nationale Chambéry Savoie, Les 2 Scènes – Scène nationale de Besançon.
Dans le cadre du Projet Interreg franco-suisse n° 20919 – LACS - Annecy-Chambéry-Besançon-Genève-Lausanne
Attention ce spectacle se joue hors les murs
Centre Espoir Genève
Rue Jean-Dassier 10
1201 Genève
Artiste-chercheuse, Caroline Bernard travaille à des formes hybrides entre arts-vivants, cinéma et radio. Depuis 2017, elle est, avec sa Compagnie Chemins de traverse, accueillie par la Maison Saint-Gervais pour la création de ciné-radio performances enregistrées en public (L’urgence en 2017, Eromania (God Is A Dead Smoker) en 2019, At The End You Will Love Me en 2022). Ces performances ont toutes été adaptées à la radio par LE LABO et diffusées sur Espace 2, afin de toucher un public d’auditeurices ordinairement plus habitué par des formats radiophoniques traditionnels. Ces performances mêlent des enjeux d’arts-vivants, de cinéma, de radio, et de relation au direct. Elle conduit également le projet _morphoses avec le théâtre Amstramgram, dédié aux jeunes publics, à Genève. Ce projet porte sur la parole adolescente qui, par le prisme de dispositifs scénographiques, s’exprime sans filtre, afin de créer chez le public une nouvelle qualité d’écoute (voir You’re So Amazing, 2021, _morphoses, 2022, et Et je repousserai comme une étoile de mer, 2022). Caroline Bernard collabore avec des institutions suisses et internationales : les théâtres de Saint-Gervais et Am Stram Gram, la HEAD (Genève), l’UQAM (Montréal) dont elle est professeure associée, ou encore LE LABO sur la RTS. Son dernier spectacle, Don’t Make A (Psycho)Drama! We’re Still In A Game… a été présenté à la Maison Saint-Gervais en mars 2025.