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du 7 au 8 septembre 2016
19h

DRIFT

THÉÂTRE

Caroline Bergvall

Ce sont des histoires de dérive. Celle de ce canot pneumatique parti de Tripoli le 27 mars 2011 avec 72 personnes à bord, frêle esquif que les vedettes et hélicoptères européens laissèrent rejoindre le cimetière des tragédies migratoires sans intervenir. Celle, dix siècles auparavant, qui conte les errances d’un marin dans le poème anonyme anglo-saxon The Seafarer. Celle, finalement, chantée en 1970 par l’étoile filante de la folk américaine Tim Buckley dans Song to the Siren. Saisies et modelées dans les espaces imprévisibles de la performance, ces destinées à la dérive confluent en une grande secousse artistique signée Caroline Bergvall.

Franco-norvégienne installée à Londres, référence internationale dans son domaine, Caroline Bergvall mène depuis des années un travail passionnant sur la voix et les politiques de la langue. L’artiste s’entoure pour Drift du percussionniste et improvisateur norvégien Ingar Zach et de l’artiste digital zurichois Thomas Köppel. La dramaturgie est signée Michèle Pralong. Dans une langue hybride et mouvante, entre potentialités technologiques et matière épique, Drift est une méditation sensorielle sur les voyages en mer et les migrations contemporaines.
 

conception, texte et voix Caroline Bergvall composition sonore et percussions Ingar Zach dramaturgie Michèle Pralong texte électronique Thomas Köppel traduction texte littéraire Anne Portugal traduction forensique Odile Ferrard soutiens Loterie Romande 
 

Spectacle en anglais surtitré en français

Dans le cadre de La Bâtie – Festival de Genève

 

Salle Marieluise Fleisser
2ème sous-sol - grande salle

La performeuse franco-norvégienne Caroline Bergvall puise dans des histoires de dérives d’hier et d’aujourd’hui et bâtit une méditation sensorielle sur les voyages en mer et la question de la migration. 

SPECTACLE